23 avril 2017 : le choix de François Fillon pour la France

Récemment des membres de ma famille sont revenus d’un voyage aux Etats-Unis d’Amérique. Ce qui les a frappés durablement, en dehors de la beauté stupéfiante des paysages naturels, restera la vision de l’extrême misère qui règne dans ce pays et notamment dans son Eldorado économique : la Californie. Des quartiers entiers où des gens dormaient dans la rue, des individus déboussolés et la vision surprenante, pour un Français, de ces octogénaires travaillant encore et sans doute jusqu’à leur mort pour pouvoir survivre. A cela, se rajoute l’obésité quasi-généralisée de la population consécutive à une nourriture abondamment et constamment mêlée de sucre, un environnement dégradé par une pollution extrême, ou une eau courante dangereuse pour la santé.

Des Etats-Unis, la France prend l’allure d’un paradis sur Terre. Prendre de la distance avec notre pays permet de fuir « des yeux distraits Qui, me voyant toujours, ne me voyaient jamais » (Bérénice, Racine). De France, nous trouvons tous les maux à notre pays sans plus en voir les qualités. De loin, La France ressemble à un pays où il fait somme toute bon vivre.

Un mouvement continu, presque inexorable, conduit à une uniformisation des modes et des conditions de vie sur la planète. Le modèle américain, comme une eau abondante, se déverse de par le monde. La vieille Europe, par une capillarité redoutable, absorbe ce modèle et le fait sien.

La France doit impérativement conserver son identité, sa culture, sa différence et son modèle sociétal qui permet aux ainés de se reposer après une vie de labeur et aux autres de vivre dans des conditions agréables et stimulantes.

La France doit aussi retrouver ce qu’elle savait si bien faire dans son passé : permettre à ses talents de s’exprimer. Les jeunes, les créateurs, les inventeurs, les entrepreneurs, les audacieux doivent pouvoir faire l’expérience de la mise en œuvre, en France, de leurs idées en créant leur entreprise sans crouler sous le poids des formalités à n’en plus finir.

Conserver les acquis de notre pays et sa culture ne peut se faire qu’en restant dynamiques, critiques, audacieux et libres dans ses projets. La création de la richesse est l’alpha et l’oméga des conditions permissives de toutes les politiques sociales et culturelles ambitieuses. L’ambition n’est pas de gagner de l’argent pour l’argent, ceci est une vision américaine dont on mesure les effets sociétaux néfastes, mais de créer de la richesse pour récompenser la prise de risque et permettre une redistribution sociale et un embellissement de notre cadre et de nos conditions de vie. Précisons à ceux qui rechigneraient à cette redistribution, qu’il ne s’agit pas d’altruisme simple mais de l’évidence d’une nécessité pour une vie en collectivité fondée sur le respect de la valeur humaine, de notre environnement et de notre culture. Pour se battre, il faut des armes et ces armes sont avant tout économiques.

Notre pays est en crise. De nombreux jeunes quittent la France, chassés par une bureaucratie impitoyable mais aussi par un état d’esprit trop éloigné du goût de l’aventure et de l’audace. Le capital de nos entreprises échappe de plus en plus aux mains françaises : ce sont autant de leviers d’action qui disparaissent. L’endettement progresse de façon continue : c’est une drogue paralysante qui nous plonge dans un coma et condamne les générations futures à la paralysie. La création de richesse diminue : c’est rendre impossible le maintien et l’accroissement de la qualité de notre environnement et de nos conditions de vie. Des rigidités perdurent dans notre organisation (notre fiscalité notamment) et des territoires deviennent des déserts : ce sont des handicaps qui masquent portant tout le potentiel de notre pays. Il n’y a pas de fatalité à la désertification de certains territoires et à la rigidité de notre organisation. Au contraire, il y a des ambitions et des talents contrariés alors que nos ressources sont immenses.

Ce 23 avril 2017, les Français vont devoir choisir celui qui présidera la France. Ce choix, étant donné son enjeu, doit se faire sur le programme du futur président et sur sa capacité à mettre en œuvre politiquement des réformes ambitieuses, audacieuses et nécessaires pour le pays. Si les Français choisissent la continuation du quinquennat de M. Hollande, c’est-à-dire M. Macron, alors notre pays étouffera de ses maux. Si les Français choisissent un homme qui ne pourra pas mettre en œuvre des réformes, faute de majorité politique et de réelle conviction, alors le résultat sera catastrophique. Si les Français choisissent l’aventure incertaine des extrêmes et des utopies (M. Mélenchon ou Mme Le Pen) alors notre pays risque de plonger rapidement dans une spirale destructrice. M. Mélenchon sembre être le troisième dans la course présidentielle mais son programme et son projet de mise à mort de la Vème République sont lourds de danger pour le pays. Si les Français privilégient la morale des Médias au détriment d’un programme politique ambitieux, alors la victoire sera à la Pyrrhus car le chaos qui en résultera ne sera guère propice à la généralisation de toute morale : au contraire, ce sera la loi du plus fort, du plus cynique et des intérêts personnels qui triomphera.

Elire un homme qui a reconnu des erreurs c’est le lier au peuple français par un lien d’exigence de probité et d’exemplarité. Ce qui compte ce n’est pas d’avoir fait des erreurs, qui n’en a pas fait ? Qui n’a pas ses faiblesses ? Ce qui compte, c’est de prendre conscience de ses erreurs et de se sentir redevable envers ceux qui vous auront tout de même investi de leur confiance et d’une mission capitale pour le pays. Un homme parfait, sans la moindre ombre dans son passé, agira avec une liberté totale aux plus hautes fonctions. Cette liberté se transformera vite, s’il n’y prend pas garde, en une liberté de faire selon ses envies, ses lubies, sans rendre des comptes, et très vite, des ombres viendront se poser sur le personnage autrefois si parfait.  Un homme à qui est offert la chance de se corriger, ne serait-ce que moralement, agira avec la conscience de ce qu’il doit aux Français et de l’exigence et de l’espoir qui sont placés en lui. Il sera redevable envers le peuple plus qu’aucun autre. Peut-être sera-t-il celui qui, dans les circonstances troublées de son élection, deviendra exemplaire dans l’exercice du pouvoir.

Ce qui compte, ce n’est pas le passé, mais l’avenir. Demain, qui pourra réveiller notre vieux pays sans pour autant le violenter ? Il faut pour cela avoir une volonté forte et une vision claire de ce qui est nécessaire à notre destin. Il faut aussi pour cela avoir en soi une connaissance de ce qu’est notre pays deux fois millénaires et un respect pour ce qu’il a été dans le passé.

La question morale ne doit donc pas prioritairement influencer le vote. Le choix du programme et de ce que l’on veut pour la France pour ce qui concerne son devenir est le seul critère qui doit être pris en compte ce  23 avril 2017.

Pour ma part, après avoir tant écrit au cours de cette campagne, après avoir tant écouté et tant lu, après avoir échangé avec tant d’internautes et en confirmant que je ne suis ni militant, ni membre d’un parti et que je suis un simple citoyen qui s’est ulcéré que la présomption d’innocence soit à ce point méconnue,  je me rends à l’évidence que le seul programme susceptible de proposer une réelle alternance est celui présenté par François Fillon. A quelques jours de l’élection, il est normal et naturel de choisir un candidat. Pourquoi ce choix ? Parce que le programme de François Fillon propose des réformes radicales, que sa mise en œuvre sera assurée par une majorité forte à l’Assemblée, parce que ce programme propose une vision multipolaire du monde où la France ne se diluera pas dans un marché informe et parce que celui qui porte ce programme n’aura pas d’autre choix que de mettre un point d’honneur à respecter le choix des Français.

Le 23 avril 2017, les électeurs doivent faire leur choix en oubliant tout le tumulte des affaires et se concentrer sur une seule chose : la France et ce qui est utile pour la France. Le récent discours de François Fillon au Puy-en-Velay, sur la France, notre culture, notre identité m’a convaincu définitivement qu’un homme qui ne reste pas insensible à l’évocation des cathédrales, de Chambord ou de Versailles est un homme en qui résonne l’âme française, et cet homme, de tous ceux qui se présentent à l’élection, est le plus apte à prendre en main le destin de notre pays.

N’oubliez pas : le premier tour de cette élection est le principal tour de cette élection

car tout va se jouer le 23 avril 2017.

Régis DESMARAIS

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3 réflexions au sujet de « 23 avril 2017 : le choix de François Fillon pour la France »

  1. Oui, comme l’a dit Fillon, il a désormais des devoirs envers cette foule qui l’a soutenu face à « la morale des Médias au détriment d’un programme politique ambitieux ».

    L’attentat déjoué hier et la gradation de la menace pesant sur chaque candidat par les services de sécurité montre bien quel est le programme qui dérange le plus les islamistes terroristes, sur une échelle de 1 à 4 de pire à léger on a:
    2: Fillon, 3: Le Pen, 4: Macron & Mélanchon.

    Or sur la mesure Filteris d’aujourd’hui 19.4 Fillon passe en tête avec 22.49%, devant Le Pen bien redescendue à 21.91%, et dans un mouchoir de poche Macron à 19.86% & Mélanchon à 19.62%.
    http://buzzpol.com/les-derniers-resultats-2/

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  2. Oui, lui seul a non seulement un programme de relance précis et puissant, mais encore « une certaine idée de la France » qui touche au coeur des milliers de Français.

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